Confident Royal

023056.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Je suis allée voir récemment au cinéma Confident Royal de Stephen Frears, et j’en suis revenu enchantée !

Ce film raconte l »histoire de l’amitié qui s’est nouée entre la reine Victoria, à la fin de son règne, et Abdul Karim, un serviteur indien. Cette amitié est bien sûr désapprouvée par toute la cour (un indien musulman pensez-vous !), mais la reine n’a que faire de ce que pensent ses sujets et demande à Abdul de lui enseigner sa langue et sa culture. Le récit est librement inspiré d’une histoire vraie, dont les détails ont été découvert seulement en 2010 lorsque des lettres et des documents appartenant à Abdul Karim ont été retrouvés. Lire la suite

Publicités

La vieille bâtisse – Chapitre 5

Chers lecteurs,

En cette période de rentrée des classes, me voilà de retour sur le blog avec le tant attendu chapitre 5 de La vieille bâtisse. J’espère que vous l’apprécierez autant que les autres.

lien pdf –>La vielle bâtisse – 5

Maintenant que l’été est terminé je vais pouvoir bientôt vous proposer de nouveaux articles ainsi que la fin de mon top 5 !

Bonne lecture !

Mademoiselle T.

Numéro 3 : Love Story d’Erich Segal (1970)

IMG_20170308_123148

« Que dire d’une jeune fille de vingt-cinq ans quand elle est morte ? Qu’elle était belle. Et terriblement intelligente. Qu’elle aimait Mozart et Bach. Et les Beatles. Et moi. Un jour qu’elle me mettait carrément dans le même sac que tous ces gars et leur musique, je lui demandais dans quel ordre elle nous classait. Elle sourit et dit : « Alphabétique ». Sur le moment je souris aussi. Aujourd’hui, je me demande si sur sa liste je figurais par mon prénom – autrement dit à la traîne derrière Mozart – ou par mon nom de famille, ce qui me permettait de me faufiler juste entre Bach et les Beatles. D’une manière comme d’une autre, je n’arrivais pas en tête et ça peut paraître stupide mais je ne peux pas m’y faire parce que j’ai grandi avec l’idée que je devais être le premier partout. On a des traditions dans certaines familles. »

Il fut un temps où je pouvais réciter par cœur cette première page. La première fois que j’ai lu Love Story, j’avais à peu près quinze ans, et j’avais vu ce livre traîner depuis toujours dans la bibliothèque de mes parents. Ce roman raconte une histoire d’amour (comme son  nom l’indique !) entre Oliver, un jeune étudiant de Harvard, fils de bonne famille et gâté par la vie, et Jenny, une étudiante de Radcliffe, d’un milieu plus modeste et assez bohème. Un roman d’amour, tout ce qu’il y a de plus banal en vérité, mais pour l’adolescente que j’étais, c’est une histoire qui m’a vraiment transportée. Lire la suite

Numéro 2 : L’abbaye de Northanger de Jane Austen (1818)

img_20170228_162832

S’il existe des pures austiniennes dans mes lectrices (et je sais qu’il y en a !), vous savez que les six grands romans de Jane Austen (Orgueil et préjugés, Raisons et sentiments, Mansfield Park, Emma, Persuasion et L’abbaye de Northanger) sont tous très différent. Les héroïnes y sont de caractères très variés, et les gentlemen ont tous leur propre charme. Laissez-moi donc vous conter l’histoire particulière qui s’est déroulée entre L’abbaye de Northanger et moi.

Lire la suite

La La Land !

Je sais bien que le projet de ce blog à l’origine était de vous parler lecture et écriture, mais il se trouve que j’aime les surprises, et je pense que vous aussi ! Aujourd’hui je vous propose donc une chronique d’un autre genre, sur un film, sorti en janvier dernier, et que certains d’entre vous sont sans doute déjà allés voir : La La Land, comédie musicale de Damien Chazelle, mettant en scène Emma Stone et Ryan Gosling.

 

La-La-Land-poster-1-620x893.jpg

A ce jour, je suis allée voir ce film trois fois au cinéma ! Et il est n’est pas exclu que j’y retourne… Après tout, quand on aime, on ne compte pas !

La La Land, c’est l’histoire d’un musicien aux rêves brisés et d’une serveuse rêvant d’être actrice, mais qui enchaîne les auditions ratées. Une intrigue, très simple, mais on ne va pas se mentir, les histoires d’amour comme celle-ci, séduisent à chaque fois ! Lire la suite

Numéro 1 : Avril Enchanté d’Elizabeth von Arnim (1922)

IMG_20170109_130508.png

Tout commença dans un club féminin de Londres, une après-midi de février – le club était inconfortable, l’après-midi morose – lorsque Mrs Wilkins, qui était descendue de Hampstead pour faire des courses et venait de finir son déjeuner, ouvrit le Times et tomba sur la petite annonce suivante : A tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d’avril. Particulier loue château médiéval meublé bord de Méditerranée. Domesticité fournie. Répondre au Times sous la référence Z1000.

Ainsi commence Avril Enchanté. Belle introduction, qui résume assez bien l’histoire de ce merveilleux roman !

Elizabeth von Arnim nous dépeint ici quatre femmes anglaises, dans les années 20, en quête de vacances, qui partageront pour un mois une villa sur la Riviera, en Italie. Nous trouvons Mrs Wilkins et Mrs Arbuthnot, toutes deux mal considérées par leurs époux, Lady Caroline, une aristocrate souhaitant fuir ses nombreux admirateurs, et Mrs Fisher, une vieille veuve, à la recherche d’un peu de calme. Ces quatre caractères bien différents vont devoir apprendre à cohabiter, car même en vacances dans un lieu idyllique, il faut savoir s’adapter. Les protagonistes apprendront à se découvrir et à créer des liens. Mais chacune d’elles va également apprendre à se connaître elle-même. L’agitation quotidienne qu’elles fuient laissera la place à un calme propice à la réflexion.

J’ai treize ans et  je découvre la littérature adulte. J’ai déjà commencé, tout doucement, avec Les gens de Mogador d’Elisabeth Barbier. Cette saga familiale assez proprette aux allures de Comtesse de Ségur, mais que j’ai adorée, restera sans doute à jamais l’une de mes lectures favorites. Mes cours de français me font découvrir Voltaire, Hugo, Zola, mais ceux là me semblent un peu trop austère et mystérieux encore. Je ne savais pas qu’ils seraient mon pain quotidien quelques années plus tard, à la fac. Je me décide donc à lire Avril Enchanté. C’est un livre que j’ai toujours vu chez mes parents, dans la bibliothèque de ma grande sœur. C’est donc elle qui me l’a fait découvrir, et je lui en serai éternellement reconnaissante. La couverture que je vous montre ici est celle d’une ancienne édition, celle de l’exemplaire qui était chez ma sœur. Cette couverture m’a toujours beaucoup étonnée, car elle ne ressemblait pas aux autres couvertures, avec son bleu tranchant, et cette femme au regard intrigant (il s’agit en fait d’une image de l’adaptation cinématographique du roman, que je n’ai pas vue, et la femme est une des protagonistes, Mrs Arbuthnot).

Avril enchanté me fait découvrir la littérature étrangère, et notamment la littérature anglo-saxonne, avec ses personnages hauts en couleur et son humour si particulier. Car oui, Elizabeth von Arnim nous fait rire, nous fait pleurer, et nous fait rêver. Et c’est exactement cela que mon âme de treize ans recherche alors. J’ai encore envie que l’on me raconte des histoires. Je rêve d’évasion, et je sens que la littérature possède ce à quoi j’aspire. Je sais que, même si j’ai grandi, j’ai encore le droit de rêver, et surtout de rêver d’être quelqu’un d’autre. Avec Avril enchanté, je vais apprendre à m’identifier aux personnages, et ce désir d’identification m’habite toujours aujourd’hui lorsque je lis un roman.

Car ce qui rend Avril enchanté aussi particulier, ce sont finalement ses personnages. Il ne s’agit pas de jeunes filles ingénues à la recherche du grand amour. Non, ces femmes, bien que provenant toutes d’un milieu différent, sont déjà adultes, et ont déjà vécu. Pour trois d’entre elles, ce sont des femmes mariées. Et c’est d’ailleurs parce qu’elles connaissent la vie qu’elles la fuient. Chacune de ces femmes fuient une réalité qui les attriste, qui les oppresse ; elles rêvent de liberté. Et leurs vies ne seront plus jamais les mêmes après leur séjour en Italie. J’ai aimé ces femmes, dès ma première lecture d’Avril enchanté,  et j’ai aimé m’identifier à chacune d’entre elles, même si ma vie alors, ne ressemblait en aucun cas aux leurs.

Et puis il y a l’Italie, le cadre idyllique de la Riviera au printemps. « A ceux qui aiment la glycine et le soleil ». Quel être au monde pourrait ne pas être tenté par cette promesse. Ne vous y voyez-vous pas déjà ? Allongé sur une chaise longue, une citronnade à la main, le soleil vous caressant doucement de ses rayons, la brise légère du printemps vous chatouillant malicieusement le bras, et le doux parfum de la glycine annonçant les beaux jours à venir. Cela fait rêver non ?

Sur cette note poétique, je vous donne rendez-vous très vite pour découvrir le numéro 2 !

Mademoiselle T.

Cinq romans

3f0d9a64b86a369eef85d7ceca64c894

Chers lecteurs,

Aujourd’hui et pour les semaines à venir, je vais vous parler de  cinq romans qui tiennent une place particulière dans ma vie de lectrice.

Je n’aurai pas l’ambition de dire que ce sont mes cinq livres préférés, car, en effet, je ne pense pas avoir UN livre préféré. Il y a, c’est vrai, un auteur que j’aime particulièrement, et dont je vous parlerai sans doute. Mais pour moi, choisir UN roman favori, ce n’est pas possible. C’est pourquoi je vais parler de ceux qui m’ont le plus « marquée » jusqu’ici. Ceux qui tiendront toujours une place particulière dans ma bibliothèque et que j’aurai toujours plaisir à relire.

Je ne qualifierai pas les livres que je vais vous présenter ici comme des « incontournables ». On parle souvent dans la presse de « la bibliothèque idéale ». Pour moi, il n’existe pas une telle chose. Chacun de nous est différent, nous possédons tous une histoire propre et une personnalité unique. Nous ne pouvons pas aimer lire les mêmes choses. Et puis, au cours de notre vie, nous expérimentons tellement de choses que notre personnalité et nos goûts s’en trouvent modifiés. Chaque bibliothèque est unique et à l’image de son propriétaire.

Pourquoi ai-je choisi ce chiffre 5 ? Cinq c’est beau, c’est rond, c’est propre. J’aurais pu donner pour titre à cet article « Top 5 », mais je ne vais pas faire un classement hiérarchique de ces romans. Nous ne sommes pas à la « Nouvelle Star » ou à « Un dîner presque parfait » après tout. Il ne s’agit pas de noter une performance artistique ou culinaire.

J’ai donc décidé d’opter pour un classement chronologique de ces livres. Je partirai de celui que j’ai lu il y a le plus longtemps, pour finir par celui que j’ai lu le plus récemment. Pour les quatre premiers, ils ont été lus entre mes 13 et mes 16 ans, soit une période charnière dans ma vie de lectrice. Mon adolescence, bien que tourmentée comme pour beaucoup d’entre nous, fut l’occasion de beaucoup de découvertes en matière de lecture. J’ai découvert des styles, des auteurs, bref, j’ai découvert ce que j’aimais lire. Et ces romans ont été les principaux acteurs de ces découvertes.

Rendez-vous demain pour découvrir le numéro 1 !

Mademoiselle T.